• 11 Juillet 2018 - Dans la montagne de Tawangmagu

    Comme prévu nos deux chouchous d'Amour sont prêts pour notre escapade dans les montagnes. On est très content car ils sont super puissants, des 125 selon mon homme. Donc pour tous ceux qui s'inquiètent de ne plus voir sur leur permis international le fameux tampon sur la petite moto, sachez que les loueurs ne le regardent même pas ! Je n'ai jamais conduit de 125 et pourtant, je monte dessus sans problème. Il est un peu lourd surtout avec gros pépère chargé derrière mais en roulant, ça le fait ! yes

    En sanglant nos sacs, me vient comme une inspiration... A force de côtoyer les embrouilles, on devient plus prudent ! Pourquoi ne pas passer à la gare prendre nos billets pour le 14 Juillet, comme ça c'est fait et on n'en parle plus ?

    Chose décidée, nous revoilà devant la gare. Là, c'est encore le parcours du combattant. Première queue pour vérifier les passeports, deuxième queue pour vérifier qu'il y a bien de la place pour Malang. Et là, je découvre qu'il n'y a plus que deux places à vendre. J'ai été bien inspirée que je me pense fortement... Troisième queue pour payer et obtenir un petit ticket. Là, seconde découverte, Marc & moi serons séparés pendant 7 heures de voyages, non assis à côté l'un de l'autre et pas dans le même wagon ! Bagus ! frown Devant ma déception la dame qui m'imprime le papier me rassure en me disant que les gens sont sympas et qu'on trouvera bien quelqu'un qui voudra changer de place. Croisons les doigts ! Ce coup-ci, j'ai pris une première classe, 7 heures debout, c'est pas possible ! Mais ce n'est pas terminé, j'ai droit à une dernière queue, celle où j'échange mon papier contre mes deux billets ! Whouaou ! Quand je dis que les voyages apprennent la patience, c'est rrrrrrien de le dire ! 

    Quand je retrouve mon homme, je suis en nage et déjà un brin fatiguée. Nous prenons enfin la route et là nous découvrons que Surakarta est très très grande. Encore une grosse Mémère à traverser. Embouteillages, camions, bus, sccoters, bechacks... un bon bain de poussière... et on n'en sort pas pendant des kilomètres...

    Quand on arrive enfin en bord de montagne, on n'a toujours pas quitté les agglomérations. Moi qui m'attendais à rouler sur des routes de campagne, c'est raté. Monsieur GPS nous mène sans problème jusqu'à notre étape, soit Karangpandan. Mais là où ça se complique c'est que la guest notée (la seule que j'avais trouvée dans ce coin sur le web), n'est pas au point d'arrivée ! On galère, à demander à droite à gauche la rue où se trouve notre futur logis... Les gens sont supers sympas et nous entraînent en scooter d'un côté de l'autre mais toujours pas de guest ! C'est comme ça qu'on découvre que le coin est magnifique, à force de se perdre on a pris la température du lieu. Montagne, cultures du riz et plus haut, culture du thé, le tout en pleine jungle. Quand enfin, on se retrouve devant la porte de la fameuse guest, nous trouvons porte close. On tape chez la voisine qui sans problème ouvre le portail qu'on avait eu du mal à essayer d'ouvrir et qui s'en va chercher la propriétaire. Mon homme est fatigué et un peu agacé. J'avoue que moi aussi je commence à perdre patience devant tant de complications. La guest est tellement peu voyante qu'on ne risquait pas la trouver...

    Quand la propriétaire apparaît, je comprends qu'elle sort de la sieste et qu'elle n'a pas franchement envie de travailler... L'endroit est mignon, tout en bois, mais en bord de route et les deux chambres qu'elle nous montre sont correctes mais avec salle de bains et toilettes communes, chose qui n'était pas indiquée sur son site. C'est rédhibitoire pour mon homme et ça l'est encore plus quand elle nous annonce le prix ! 350 000 roupies... On décline et, pas du tout contrariée (je pense qu'elle est très contente de notre décision), elle nous envoie sur un hôtel qui nous conviendrait mieux, le Sun Garden. On ré-enfourche nos engins et on commence à grimper cette montagne qui nous tend les bras.

    On trouve facilement ce Sun Garden en bord de route et au milieu des rizières. C'est très joli, il y a une piscine pas très utile par les températures déjà fraîches à cette altitude mais la déco ressemble à celle qu'on trouve à Bali.

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    Mais dès mon premier contact avec la jeune femme de la réception, je sens que ça va pas le faire. Elle me montre une première chambre à 500 000 roupies... Trop cher. Une seconde qui est la même à 400 000 roupies. Trop cher. Là, d'un air méprisant, elle me conduit, à l'extérieur de l'hôtel, vers ce qui semble plutôt des habitats pour le personnel, en m'annonçant le prix de 200 000 qui pour nous est la moyenne acceptable.

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    Quand je découvre la chambre... je suis effarée. Il n'y a aucune prise, une fenêtre cassé, des oreillers pas très propres, une salle de bains à faire peur et surtout pas de draps. Je commence à me demander si on nous prend pas pour des cons. Me revient alors le mot appris pendant mes voyages, PINCURI (voleurs). Les prix annoncés au départ sont forcément des prix à la tête du client. L'hôtel est vide, une seule chambre est occupée et nous ne sommes pas devant un trois étoiles mais une simple guesthouse en bord de route ! Quels sont les Indonésiens qui peuvent se permettre ces tarifs exorbitants ? Ce n'est pas possible. Mon homme qui n'a pas ma persévérance, a peur de ne pas trouver d'autres hébergements. Nous sommes déjà en milieu d'après-midi, il décide de quand même s'y installer. On débarque nos petites affaires sans les ouvrir, on découvre des mégots par terre et un verre de thé derrière les rideaux. C'est une chambre pour le personnel, y'a pas de doute et elle n'a pas été nettoyée. On nous prend vraiment pour des cons.

    Afin de nous remonter le moral, on part voir une cascade que j'avais repérée pas très loin. La jeune fille méprisante de l'accueil a disparu, on ne la cherche pas et on saute sur un scoot direction le haut de la montagne. Heureusement que nos scooters sont puissants, les lacets grimpent sec.

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    Sur la route, il y a de nombreux hôtels ! Il fallait persévérer comme je le fais toujours mais mon homme n'a pas encore l'expérience de la patience en matière de recherche de logements. Moi, je sais qu'une journée de transfert d'un point A à un point B est toujours longue et difficile, qu'il ne faut pas se décourager et qu'en règle générale c'est une journée foutue. Mais c'est quoi une journée quand on voyage deux mois !? Rien ! yes On s'arrête sur quelques uns, les prix sont toujours aussi élevés dès qu'on nous voit arriver... ça devient vraiment agaçant et pénible...

    Lorsque nous atteignons la cascade de Grojogan Sewu à Tawangmangu, on abandonne nos recherches et on se gare. Enfin on essaye ! De partout en Indo, le parking des lieux touristiques est payant, c'est de l'ordre de 2000 à 3000 roupies, là, c'est 5000 ! On en marre de ce racket perpétuel. On se gare près d'un magasin à gratos, évitant tous les rabatteurs de parkings.

    Lorsqu'on s'engage enfin sur le chemin de la cascade, nous découvrons une entrée à l'Indonésienne avec des tas de boutiques de chaque côté qui mènent à l'entrée à pagare. On est ravis de voir enfin la nature, des singes, des chevaux, des gens charmants et souriants. Nous sommes encore les seuls blancs du coin.

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    Mais notre plaisir est vite oublié quand on arrive à la cabane à pagare !

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    Là, je n'en crois pas mes yeux ! Deux tarifs, ce qui est monnaie courante, l'un pour les locaux à 15 000 roupies et pour nous, les estrangers... à 110 000 roupies par personne ! Si ça, c'est pas nous prendre pour des cons !!! Vous me connaissez... je suis douce et gentille mais passé un certain seuil, je mords, je grogne et j'insulte ! Et zou maï ! Pincuri !

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

     

    Il est hors de question qu'on paye ce tarif. Je pousse ma gueulante qui ne sert à rien mais qui me fait un bien fou et tant pis pour leur cascade de merde, on est à saturation, on se rentre !

    Mais, quand j'ai une idée derrière la tête, vous me connaissez... j'ai du mal à lâcher ! Etant donné qu'on n'a rien payé chez la méprisante fille du Sun Garden, je ne vois pas pourquoi on ne continuerait pas à chercher une chambre acceptable ! Je vais pas me gêner !

    A la sortie de la cascade se trouve un petit motel, le Komajaya Komaratih. Quand on y rentre, déjà l'accueil est différent. Le réceptionniste parle anglais et il nous annonce une chambre standard à 240 000 roupies soit 14€. On demande à voir bien entendu.

    La chambre est propre, petite mais avec eau chaude, thé et café à volonté, sans oublier le wifi gratuit. C'est réglé, on change de crèmerie ! On redescend chercher nos sacs, je rends la clé à la petite conne de service (oui, je sais, je suis grossière mais 'faut pas pousser mémé dans les orties trop violemment, elle voit rouge yes), et on se remonte notre si jolie montagne.

    Quel bonheur de s'installer dans un endroit douillet et propre à un prix raisonnable et pas à un prix re-considéré à la tête de nos visages pâles !

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    La déco est moitié Javanaise, moitié chinoise et ça nous convient très bien. La literie est ultra propre et hyper confortable, je sens qu'on va bien dormir !

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    Après une journée pareille, je vous dis pas comme le Pastaga est apprécié ! Je m'en vais vite chercher quelques crush-crush pimentés et on se déguste ce breuvage qui fait tout oublier, sur une terrasse où tombe déjà la nuit.

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

    11 Juillet 2018 -  Dans la montagne de Tawangmagu

     

    Notre gentil réceptionniste nous indique un petit warung fort sympathique dans lequel on se sent comme à la maison. La cuisine est hyper épicée comme on aime, on a trouvé notre cantine et notre oustau pour deux nuits. On reprend du poil de la bête et on s'endort au son mélodieux de l'appel à la prière. Demain est un autre jour...

     

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  • Commentaires

    8
    Vendredi 13 Juillet à 17:46

    Je suis rassurée, tu ne te laisses pas faire et tu as bien raison. Le changement de guest valait vraiment le coup, vous allez pouvoir vous reposer et vous retaper afin d'entamer la suite du voyage.

    Bonne continuation à vous deux et continuez de nous faire rêver, c'est si bon !! Bises.

    7
    marie
    Jeudi 12 Juillet à 23:56
    Coucou, encore une journée pleine d'émotions. du pire au meilleur reposez vous bien bisous à demain
    6
    Cri
    Jeudi 12 Juillet à 21:02
    Waouhh !! Encore une journée bien pimentée
    5
    michele92
    Jeudi 12 Juillet à 20:53

    les photos sont superbes, ton récit toujours aussi passionnant. Merci et bon repos avant de nouvelles aventures.Bisous

     

    4
    Thomé Maguy
    Jeudi 12 Juillet à 18:26

    OOh Purée Isa, Qu'est ce que t'as bien fait !!! J'aurais fait pareil. Bravo et Champion la nouvelle guest ! Quand même, t'as raison :  O PINCURI !!! Hahaha ! T'as bien pris ta revanche. Et bien tu vois, tout s'arrange. Belle nuit à vous les z'Ami(e)s !

    3
    nadia
    Jeudi 12 Juillet à 18:12

    Que d'aventures ! de toute façon la 1ère guest était moche, t'as bien fait d'en partir....il ne faut pas généraliser mais ça ne donne pas trop envie de visiter des pays ou les Estrangers sont traités comme des vaches à lait  avec des tarifs et des écarts prohibitifs !!! bonne continuation et gros bisous à vous 2

    2
    Nessie Desiles
    Jeudi 12 Juillet à 18:07
    Tjs et encore des péripéties qui me seraient insupportables. Respect pour votre courage votre patience votre persévérance. Bisous
    1
    Bernadette Annie Bur
    Jeudi 12 Juillet à 17:31
    Toujours autant de plaisir à lire vos exploits........ Avec de la patience on arrive à tout bonne continuation à vous deux....... D'une ex Marseillaise...
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